Accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi
Rapport sur la libération des otages bulgares et l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi
Le Réseau "Sortir du nucléaire" (*) publie aujourd'hui, mardi 22 janvier 2008, un rapport complet sur l'affaire de la libération des otages bulgares et l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi ("Mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l'énergie nucléaire"). Les conclusions principales du rapport sont celles-ci :
M. Sarkozy a menti : la libération des otages bulgares et la signature de l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi sont directement liées.
M. Sarkozy et ses conseillers - M. Guéant (Secrétaire général de l'Elysée), M. Boillon (Conseiller du Président pour le Maghreb et le Moyen-Orient) - ont multiplié les preuves d'incompétence sur la question du nucléaire
La Commission parlementaire d'enquête, composée majoritairement de parlementaires UMP, a fait preuve de partialité. Elle rend son propre rapport ce mardi 22 janvier 2008.
Des conclusions complémentaires montrent que l'Elysée s'est déconsidéré en qualifiant le nucléaire d'énergie "renouvelable", en prétendant que les réacteurs français n'étaient "pas fondés sur des technologies plutonigènes", en pensant lutter contre la prolifération nucléaire par la possibilité de "désactiver à distance" les centrales exportées, etc.
(*) Pour mémoire, c'est le Réseau "Sortir du nucléaire" qui, le matin même de la libération des otages bulgares, le mardi 24 juillet 2007, a révélé qu'un véritable "troc nucléaire" confidentiel avait été conclu par MM Sarkozy et Kadhafi.
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Deux jours de la visite de Kadhafi en France, la polémique se poursuit
8 décembre 2007 - AFP - La visite de Mouammar Kadhafi en France continuait à faire des vagues samedi à 48 heures de son arrivée à Paris avec de nouvelles déclarations tonitruantes du leader libyen sur le terrorisme tandis que son fils promettait aux entreprises françaises une moisson de contrats.
La polémique a ainsi rebondi, un peu plus de quatre mois après la libération fin juillet des personnels soignants bulgares détenus en Libye, dans laquelle le président français Nicolas Sarkozy et son ex-épouse Cécilia ont joué un rôle central.
M. Sarkozy a été accusé d'avoir "troqué" les infirmières contre la signature d'accords politiques et commerciaux et une visite à Tripoli au lendemain de leur élargissement.
Paris a beau jurer qu'il n'y a aucune "contrepartie", opposition et ONG sont remontées au créneau.
D'autant que l'ancien représentant de l'Union européenne en Libye, Marc Pierini, a apporté de l'eau à leur moulin, déclarant jeudi devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières que "l'élément décisif a été la disponibilité de la France à se prêter à une discussion, fondamentale pour le colonel (Mouammar) Kadhafi, sur les armements et le nucléaire".
Le bouillant colonel libyen, dont le pays a longtemps été mis au ban de la communauté internationale comme soutien de groupes terroristes, en a rajouté vendredi, jugeant "normal que les faibles aient recours au terrorisme".
Pendant ce temps, son fils Seïf el-Islam Kadhafi annonçait la signature pendant la visite, de contrats pour "plus de 3 milliards d'euros d'Airbus", d'"un réacteur nucléaire" et d'armements.
"Aucune signature de contrats commerciaux ne peut légitimer un tel aveuglement de la part de Nicolas Sarkozy", a lancé samedi le patron du Parti socialiste (opposition) François Hollande.
"Cette visite est indigne de la France et indigne pour la France", avait déjà tonné vendredi le centriste François Bayrou. "On n'invite pas un grand terroriste et un preneur d'otages international", a pour sa part lancé le philosophe Bernard-Henri Lévy, se disant "choqué".
Ségolène Royal, a elle aussi qualifié la visite de "très choquante". "On sait dans quelles conditions les infirmières ont été torturées. Ca ne s'est pas fait à l'insu de Kadhafi", a affirmé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle.
Le réseau écologiste "Sortir du nucléaire" a demandé "l'annulation de l'accord nucléaire" Paris-Tripoli, dénonçant la visite du "dictateur libyen" et le "troc nucléaire contre otages bulgares".
Les protestations sont renforcées par le fait que M. Sarkozy avait promis pendant sa campagne électorale une "nouvelle" diplomatie prenant en compte les droits de l'Homme.
Ses opposants lui reprochent de renier ses promesses en se rapprochant de Tripoli, en soutenant certains régimes africains, comme au Tchad, ou en étant un des rares dirigeants à féliciter Vladimir Poutine après des législatives contestées en Russie.
La présidence argue que la communauté internationale a réintégré la Libye depuis plusieurs années, et que Paris ne saurait rester à l'écart.
Axel Poniatowski, le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, membre du parti au pouvoir UMP, a défendu samedi la "realpolitik" à l'égard de M. Kadhafi, estimant qu'il "valait mieux (...) arrêter de marginaliser" la Libye. Son parti a dénoncé les réactions "excessives" de "certains représentants de l'opposition parlementaire et de quelques intellectuels parisiens".
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Soignants Libye : armements et nucléaire, "élément décisif" dans la libération
AFP - jeudi 6 décembre 2007 - PARIS - Les discussions Paris-Tripoli sur "les armements et le nucléaire" ont été un "élément décisif" pour la libération des soignants bulgares détenus en Libye, a affirmé jeudi à l'Assemblée nationale Marc Pierini, ancien chef de la délégation de la Commission européenne en Libye.
"L'élément décisif a été la disponibilité de la France à se prêter à une discussion, fondamentale pour le colonel Kadhafi, sur les armements et le nucléaire", a déclaré le haut fonctionnaire européen devant la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de cette libération.
"Nous nous sommes limités, en tant que Commission européenne et Etats membres, aux aspects humanitaires et médicaux de cette affaire", a-t-il souligné. Par ailleurs, selon lui, Bruxelles n'a pas pas été informée de la première visite de Cécilia, ex-épouse du président Nicolas Sarkozy, à Tripoli en juillet dans le cadre de cette affaire.
"Le 12 juillet, Mme Sarkozy et Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée) sont venus en Libye. Je ne les ai pas vus, j'ai appris leur arrivée une demi-heure avant. Nous n'étions pas prévenus ni à Tripoli, ni à Bruxelles", a déclaré M. Pierini.
"Je n'étais pas du tout partie (prenante) à cette discussion, mais il était tout à fait clair pour moi qu'elle était un ingrédient tout à fait indispensable dans le chef du colonel Kadhafi pour clôturer cette affaire" a-t-il dit.
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L'eau, le nucléaire, le solaire et la Lybie...
Hubert Reeves - Collaboration spéciale
Le Journal de Montreal - Environnement - 07/08/2007
La planète bleue ne manque pas d'eau puisque 71 % de sa surface est immergée. Mais c'est d'eau douce dont l'humanité a besoin. Toute pénurie est un problème que connaissent beaucoup de pays. Et parmi eux: la Lybie. La mer est salée. Il suffit de lui retirer le sel. La Libye dispose déjà d'une trentaine d'usines de dessalement. Une de plus, pourquoi pas ?
S'il est un pays ensoleillé, c'est bien la Lybie. Alors pourquoi choisir l'énergie nucléaire pour alimenter cette usine ? Est-ce bien raisonnable pour la France de prendre la responsabilité commerciale de cette vente? Les réacteurs de troisième génération tels que celui que la France propose à la Lybie utilisent l'uranium-235 dont les réserves sont très limitées. Alors si cette énergie doit être choisie, ne faudrait-il pas que ce soit pour des pays sans soleil ?
Les centrales nucléaires sont potentiellement plus dangereuses que tout autre mode de production d'énergie donc la sécurité doit être au top niveau. Pour l'atteindre, il faut une construction résistant à tous les risques identifiés; le personnel doit bénéficier d'une formation sans faille. Et sur ces exigences se greffe le spectre du terrorisme. Même si l'édifice est d'une solidité à toute épreuve, si le personnel est hautement qualifié, le risque du terrorisme est à craindre, outre celui d'une guerre. Les Lybiens sont-ils consultés et prêts à prendre ce risque ? La réponse a son importance.
Il y a moyen de faire autrement. Parce que les centrales de dessalement existantes fonctionnent à partir d'énergies fossiles (ce qu'il faut dorénavant éviter), l'énergie de remplacement n'impose pas le recours au nucléaire. Surtout en Lybie. La place n'y manque pas pour installer une centrale solaire photovoltaïque ou heliothermodynamique! Il existe de par le monde des centrales solaires opérationnelles, en Californie par exemple. Pourquoi pas en Lybie ? Non seulement la France pourrait vendre une technologie de production d'énergie sans risque, mais elle pourrait aussi vendre un procédé de dessalement moins vorace en énergie. Deux procédés se partagent actuellement le marché du dessalement thermique. Le plus répandu est la distillation multiflash qui donne de l'eau pure après plusieurs opérations de chauffe, de vaporisation et de condensation. L'autre procédé, dit de l'osmose inverse, nécessite de filtrer et désinfecter l'eau avant de lui appliquer une pression suffisante pour la faire passer à travers une membrane ne laissant passer que les molécules d'eau.
Nouveau procédé primé. Un nouveau procédé mis au point par le Laboratoire des sciences du génie chimique (LSGC) de Nancy évite un gâchis thermique. Et l'invention ne demande pas d'être un expert en assemblage, si bien que des emplois locaux seraient créés. L'initiatrice de ce procédé, Viviane Renaudin, a reçu le Grand Prix pour l'innovation de la fondation Altran, remis par Frederico Mayor, directeur général de l'Organisation des Nations unies et de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot, Haut conseiller pour l'eau au programme de l'ONU pour l'environnement. Construire l'usine de dessalement - utilisant ce procédé moderne - à proximité d'une centrale de production d'énergie solaire serait l'idéal.
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Un accord "irresponsable", selon les écologistes
Le Figaro - 27 juillet 2007
« Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable », s'est hier insurgé le Réseau Sortir du nucléaire. Dès l'annonce de la libération des infirmières bulgares cette fédération d'associations avait accusé mardi le président français de s'être livré à « un troc nucléaire ».
Bien que Nicolas Sarkozy continue d'affirmer qu'il n'y a « aucun lien » entre ces deux accords, le Réseau Sortir du nucléaire, estimant que les faits désormais valident son analyse, a crié hier au « subterfuge ». Le Réseau a été rejoint par Greenpeace France, pour qui « cet accord pose un énorme problème de prolifération nucléaire et se situe dans la droite ligne de la politique française d'exportation irresponsable de sa technologie nucléaire ». Les Verts se sont associés à cette critique, s'en prenant au « cynisme sans limite » de Nicolas Sarkozy, accusé de « jouer avec le feu » avec la Libye du colonel Kadhafi.
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Nucléaire pour dessaler l'eau : un "subterfuge"
AFP - 26 juillet 2007 - PARIS - La fourniture à la Libye d'un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de dessaler de l'eau de mer est un "subterfuge", et il serait "bien plus efficace et bien moins cher" d'utiliser pour cela l'énergie solaire, a estimé jeudi dans un communiqué le réseau d'associations "Sortir du nucléaire".
"Sous prétexte d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations, le président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi", s'indigne le réseau écologiste. "M. Kadhafi n'a que faire de l'eau, son objectif est d'accéder à des technologies nucléaires", souligne le réseau. "La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable", observe l'association.
Pour Sortir du nucléaire, il ne fait pas de doute que "nucléaire civil et militaire sont indissociables", et que "livrer du nucléaire civil à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder tôt ou tard à l'arme atomique". Le réseau anti-nucléaire avait tiré la sonnette d'alarme mardi, soupçonnant le président de la République Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc nucléaire" en échange des infirmières bulgares.
Nicolas Sarkozy avait pour sa part assuré lors d'une conférence de presse à l'Elysée le même jour qu'il n'avait "absolument pas été question" d'un quelconque accord dans le domaine nucléaire. La Libye et la France ont signé en mars 2006 à Tripoli un protocole d'accord sur la recherche nucléaire civile, le premier du genre depuis l'annonce par le dirigeant libyen en 2003 de sa décision de renoncer à son programme d'armes de destruction massive.
Ce protocole porte sur les recherches et l'utilisation de la technologie nucléaire dans le domaine civil : médical, eau, agriculture.Ils ont également signé un accord de coopération en matière de défense et d'industrie de défense qui prévoit de renforcer la sécurité et la stabilité des deux pays, ainsi que la sécurité en Méditerranée et en Afrique, a-t-on indiqué dans la délégation française.
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Accord franco-libyen pour la fourniture d'un réacteur nucléaire à Tripoli
AFP - mercredi 25 juillet 2007 - La France et la Libye ont signé mercredi un mémorandum d'accord sur le nucléaire civil qui prévoit d'étudier la fourniture à Tripoli d'un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de désaliniser de l'eau de mer, a annoncé un haut responsable français.
Cet accord a été signé à l'occasion de la visite du président Nicolas Sarkozy en Libye où il s'est entretenu avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi.
Il "vise à fournir à la Libye un réacteur nucléaire qui permette la fourniture d'eau potable" en désalinisant l'eau de mer, a dit le secrétaire général de la présidence française Claude Guéant à des journalistes.
Il a souligné qu'il s'agissait d'un "objectif" car "il y a encore beaucoup de travail à faire" pour "étudier la faisabilité" de ce projet.
"L'objectif, c'est de viser la fourniture à la Libye d'un réacteur nucléaire qui permette de répondre à un de ses besoins importants, c'est-à-dire la fourniture d'eau potable", a dit M. Guéant à des journalistes.
"L'eau potable est rare en Libye, donc l'objectif c'est de permettre la désalination de l'eau de mer" par l'énergie nucléaire, a-t-il ajouté.
Le haut responsable a indiqué qu'une mission d'experts était déjà venue il y a "15 jours, trois semaines" en Libye pour étudier ce projet.
Interrogé pour savoir si ce projet était lié à la libération mardi des infirmières et du médecin bulgares détenus plus de huit ans en Libye sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants, le responsable français a affirmé : "non, pas du tout".
M. Guéant a accompagné récemment par deux fois en Libye Cécilia Sarkozy, l'épouse du président français, pour aider à la libération des Bulgares.
Mais, a-t-il dit, "cette libération a rendu possible une coopération renouvelée tant entre la France et la Libye qu'entre l'Union européenne et la Libye".
"C'est un signal politique fort qui signifie que les pays qui respectent les règles internationales peuvent se voir doter d'une industrie nucléaire civile", a déclaré M. Guéant.
La Libye a renoncé en 2003 à se doter d'armes de destruction massive, une décision qui a permis la levée de sa mise en ban de la communauté internationale. Le numéro un libyen avait affirmé en avril dernier que cette mesure avait été prise alors que son pays était "sur le point de produire une bombe nucléaire".
Les ministres des Affaires étrangères français Bernard Kouchner et libyen Abderrahmane Chalgham ont signé ce "mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications nucléaires civiles".
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Un groupe écologiste dénonce un " troc nucléaire "
Le Monde - 26 juillet 2007
Les accusations des militants du réseau Sortir du nucléaire à l'encontre du président Nicolas Sarkozy, coupable, selon eux, de s'être livré à un "troc nucléaire injustifiable" avec le chef de l'Etat libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, afin d'accélérer la libération des infirmières bulgares, ne semblent guère émouvoir les chancelleries européennes.
"Que le lobby écologiste se mobilise, c'est de bonne guerre. Mais si la France arrive à vendre sa technologie à la Libye - qui a l'argent pour ça et, désormais, la respectabilité -, pourquoi s'en scandaliser ?", commentait-on, mardi 24 juillet, dans les milieux diplomatiques à Sofia.
Selon Sortir du nucléaire, M. Sarkozy "travaille à former un trust nucléaire" avec les sociétés Areva, Alstom et Bouygues, qui pourraient développer leurs activités en Libye, en y construisant, notamment, des centrales nucléaires. En 2006, Paris et Tripoli ont signé un protocole d'accord dans le domaine de la recherche nucléaire civile.
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Sarkozy accusé de "troc nucléaire" avec la Libye par des écologistes
BELGA - 24/07/2007 12:24
Le réseau d'associations français "Sortir du Nucléaire" a accusé mardi le président Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc nucléaire" en proposant au numéro un libyen Mouammar Kadhafi "de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares" libérées mardi.
"Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement", souligne dans un communiqué le réseau, une fédération d'associations. Mais "fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable", commente-t-il.
Le réseau "dénonce avec la plus grande vigueur la +monnaie d'échange+ utilisée par les Sarkozy pour arriver à leurs fins". Cécilia Sarkozy, l'épouse du chef de l'Etat français, s'est rendu dimanche en Libye pour obtenir la libération des infirmières et du médecin bulgares, à laquelle l'Union européenne et plusieurs pays européens travaillent depuis plusieurs années.
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu'il effectuerait mercredi un "déplacement politique" en Libye pour aider ce pays à "réintégrer le concert des nations", après la libération des praticiens. Il a assuré que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des praticiens. (Belga)
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Sortir du nucléaire accuse Sarkozy de "troc nucléaire" avec la Libye
AFP - 24 juillet 2007 - Le réseau Sortir du Nucléaire a accusé mardi le président de la République Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc nucléaire" en proposant au numéro un libyen Mouammar Kadhafi "de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares".
"Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement", souligne dans un communiqué le réseau, une fédération d'associations. Mais "fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable", commente-t-il.
Certes, ajoute le réseau, "MM. Sarkozy et Kadhafi parlent de +nucléaire civil+, mais l'expérience et l'actualité (par exemple en Corée ou en Iran) montrent que nucléaire civil et militaire sont intimement liés".
Mouammar Kadhafi a officiellement renoncé à un programme nucléaire militaire, mais "ce dictateur est un habitué des revirements brutaux et des pratiques dissimulatoires", affirme Sortir du nucléaire.
Sortir du nucléaire "dénonce avec la plus grande vigueur la +monnaie d'échange+ utilisée par les Sarkozy - l'épouse du chef d'Etat étant son +pion avancé+ en Libye - pour arriver à leurs fins".
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu'il se rendrait en Libye mercredi pour un "déplacement politique pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations", après la libération des infirmières et du médecin bulgares.
Il a assuré que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin bulgare d'origine palestinienne.
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